mardi 16 mars 2004

"Il y a des personnes qui apparaissent dans notre vie, restent pour un petit moment, laissent leur empreinte dans notre coeur, et nous ne sommes plus jamais le même."

Cela fait quelques mois déjà que je me promets de t’écrire. Ile me fallait du temps. Il me fallait du temps pour que je me détache de toi, pour que ton image s’atténue dans ma mémoire. Aujourd’hui, elle est plus douce, plus pâle, plus sereine aussi. Elle s’est mêlée à l’ensemble de mes souvenirs. Et en s’éloignant, elle m’a enfin laissé de l’espace pour te parler. Tu ne comprends pas forcément, tu ignores les tourments dans lesquels j’étais plongé. Peut tu seulement imaginer que après t’avoir rencontré, t’avoir connu pendant quelques jours sur une plage paradisiaque, je mettrais plus d’un an à m’en remettre ? Quand je t’ai dit que j’avais un faible pour toi, je n’imaginais pas que ce serait le plus fort sentiment que j’allais connaître. Maintes fois j’ai cru pouvoir t’oublier, et à chaque fois je me surprenais à rêver de toi. J’ai connue d’autres filles qui m’ont fait rêver, mais aucune n’a réussit à prendre ta place dans mon cœur, elles se logeait à tes côtés.

Pourquoi ce mail, pourquoi te dire tout ça à présent ? Peut-être pour te dire que je ne pourrais jamais t’oublier, aussi pour tirer un trait sur ce passé. Par le même procédé que le coup de foudre qui m’a atteint pour te placer dans mon cœur, un éclair m’a révélé toute l’absurdité de la situation et m’a forcé à me réveiller.

Je sais bien que ce n'est pas le moyen, le sujet idéal pour te parler après tout ce temps; mais je ne voulais, je ne pouvais pas t'aborder un jour sur msn, te saluer cordialement, naturellement, et qu'on poursuive une conversation basique sur nous, ce que l'on devient, sans que tu saches combien tu m'as manqué, que pendant un temps je ne passais pas un jour sans penser à toi. Il fallait que je me décharge de tous ces mots pour me libérer, en quelque sorte, me vider de tous ces sentiments passés. Voilà pourquoi cette confession t’est adressée.
J'ai souffert de t'avoir connu. Mais les plus beaux jours de ma vie sont les deux semaines passées à Punta Cana, et tu y es un peu pour quelque chose; mais l'amour que je te portais était le plus fort, et également le plus beau, que j'ai pu ressentir; mais à présent je peux me faire une idée du bonheur: lorsque je rencontrerais la fille que j'aimerais autant, voir plus, et que ce sera réciproque; mais j'ai beaucoup appris sur la vie, et sur moi même. Alors, je finis par te dire merci. Un merci sincère, sans amertume. Et peut-être qu'un jour, dans quelques années, je descendrais dans un petit hôtel de Lisbonne, je retrouverais ton adresse et je partirais à ta rencontre. Je ne sais pas si j'aurais grand chose à te dire. Ce sera juste pour te voir.